27 juillet 2020

Nouvelles créations pour SONNEURS :
- 29 septembre 2020 : Dror Feiler au festival Kunstfestspiele Herrenhausen, Hanovre
- 29 novembre 2020 : Jessica Ekomane pour Instants Fertiles, Saint-Nazaire

2020 octobre novembre 2021 janvier février mars avril
Récent Improvisation Musique du monde Musique écrite Installation Performance

Bio

Erwan Keravec est sonneur de cornemuse écossaise, compositeur et improvisateur. En développant une recherche sur les sons périphériques, les modes de jeu et d’écoute de son instrument, éloigné de sa culture d’origine, il explore les musiques improvisées, du free jazz à la noise, et constitue un répertoire de musique contemporaine pour cornemuse solo, trio avec voix et avec chœur. Curieux du mouvement, de la relation et des situations propres à la réinvention, il compose, joue et improvise également pour la danse.

Initié par le luthier et sonneur Jorj Botuha, formé aux modes de jeu et répertoires traditionnels de la cornemuse écossaise, Erwan Keravec débute au sein du Bagad Roñsed Mor de Lokoal Mendon et en couple avec son frère Guénolé Keravec à la bombarde. Dès 1996, il explore le free jazz et les musiques improvisées avec La Marmite Infernale, big band de l’ARFI – Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire – [Coeff 116 – 1997]. Au sein de l’ARFI, il participe au programme Guanabara [2005] et joue au sein de la formation Baron Samedi. Parallèlement à une aventure menée avec les Niou Bardophones – quatuor constitué du couple cornemuse-bombarde, d’un saxophone baryton et d’une batterie – et la sortie des disques Air de rien [2005], Champ d’âne [2008] et Sages comme des fous [2013], il improvise avec le trompettiste Jean-Luc Cappozzo [Air brut – 2010], signe le disque Outside the budaga [2010] avec Romain Baudoin, Jérôme Renault et Joan Francès Tisner.

En 2009, il rencontre le chanteur basque Beñat Achiary avec qui il crée Ametsa [2011]. Depuis 2007, il affine sa recherche autour d’une cornemuse éloignée de sa culture d’origine avec les projets Urban Pipes I [2007] et Urban Pipes II [2011] pour lesquels il compose et improvise en solo, avec son frère Guénolé ou avec Beñat Achiary. Pour préciser son intention, il commande à des compositeurs, ne connaissant absolument pas l’instrument, les œuvres pour cornemuse solo constituant le programme Nu Piping [depuis 2011] : à ce jour, il est à l’initiative de 13 œuvres pour cornemuse solo signées Sébastien Bérenger, Bernard Cavanna, Benjamin de la Fuente, Xavier Garcia, Lars Kynde, Heiner Goebbels, Philippe Leroux, Zad Moultaka, François Rossé, François Sarhan, Susumu Yoshida. Pour le quatuor Sonneurs – constitué des instruments sonnés de la tradition bretonne (cornemuse, bombarde, biniou-koz et trélombarde [depuis 2015], il développe un programme avec Pierre-Yves Macé, Wolfgang Mitterer, Samuel Sighicelli, Susumu Yoshida et Frédéric Aurier [en 2019 pour une pièce avec le quatuor Béla].

Il développe parallèlement le programme VOX [depuis 2013], pour cornemuse et voix (soprane et baryton) avec Oscar Bianchi, Philippe Leroux, José-Manuel López López, Oscar Strasnoy. Programme qu’il étendra à Extended VOX [2019] avec Les Cris de Paris – chœur de 24 chanteurs menés par Geoffroy Jourdain – à travers des commandes à Bernhard Lang et Wolfgang Mitterer. Parallèlement, il crée Blind [2015], pièce pour quatre instrumentistes et spectateurs aux yeux bandés, et mène le projet Revolutionary birds [2015] avec le chanteur tunisien Mounir Troudi et le percussionniste Wassim Halal. Approchant de plus près les musiques expérimentales, il collabore avec le saxophoniste suédois Mats Gustafsson [Luft – 2015], imagine une rencontre avec leurs groupes respectifs Sonneurs et Fire!. Il crée également avec le guitariste Julien Desprez et le percussionniste Will Guthrie le trio White Sands [création 2019].

Il multiplie les collaborations dans le champ chorégraphique en écrivant, interprétant ou improvisant avec Gaëlle Bourges [Le Marin acéphale – 1999, Homothétie 949 avec le groupe Raoul Batz – 2002, À mon seul désir – 2014, Conjurer la peur – 2017, Ce que tu vois – 2018], Cécile Borne [Robes fanées – 2008], Boris Charmatz [Enfant – 2011], Emmanuelle Huynh [Huynh/Keravec – 2015], Mickaël Phelippeau [membre fantôme – 2016], Alban Richard [Breathisdancing – 2017]. Il improvise avec Boris Charmatz, Daniel Linehan.

En 2019, il augmente le programme pour cornemuse solo avec Goebbels/Radigue/Glass avec n°28/50 de Heiner Goebbels [création 2018 – Festival Schlossmediale Werdenberg – Suisse], OCCAM OCEAM XXVII d’Éliane Radigue [création 2019 – Le Vivier – Montreal – Canada] et Two pages – adaptation pour cornemuse en do de l’œuvre de Philip Glass. En 2020, il augmente le programme pour quatuor avec les pièces d’Otomo Yoshihide [création janvier 2020 – Philharmonie de Paris] et Dror Feiler [création septembre 2020 – Kunsfestspiele, Hanovre, Allemagne].

Manifeste

Erwan Keravec
sonneur
par Mélanie Jouen, 17 juin. 19

 

Bourdon

Avant tout, Erwan Keravec est sonneur. Sonneur de cornemuse écossaise, un instrument qui, perçu comme extension de lui-même, concrétise une manière d’être à la musique fondée sur l’exploration des sons purs et périphériques absents du répertoire traditionnel, de tout référentiel. Un instrument qui, considéré comme objet agissant sur le monde, déplace les imaginaires, rebat les cartes d’un héritage mouvant qui ne pourrait se restreindre à son origine culturelle.

L’instrumentiste travaille l’objet pour créer le son qui l’anime. Adolescent, c’est dans l’atelier d’un luthier et sonneur qu’il apprend à choisir la section du roseau qui servira comme anche et à sertir l’outre en peau de ses tuyaux. Instrument à vent diatonique formé d’un réservoir d’air sur lequel sont fichés un tube d’insufflation, trois bourdons à anches simples – un basse, deux ténors – et un chanter, hautbois mélodique à anche double, la cornemuse écossaise, caractérisée par sa puissance acoustique et un son continu, se joue historiquement en solo, en couple avec la bombarde, ou au sein d’ensembles. Cette initiation à la facture artisanale mène le musicien à porter son attention à la production d’un son singulier, à la conception de la musique comme art en soi et non seulement comme pratique fonctionnelle.

Plus que tout, Erwan Keravec engendre des sons nouveaux : qu’ils soient tenus, procèdent de ruptures ou de répétitions, leurs timbres incisifs s’étoffent d’un jeu nuancé. L’artiste exploite les clusters, travaille les différentiels, s’extrait de la mélodie, étire le spectre de l’instrument, étend les modes de jeu par des frappes, des frottements et des déplacements dans l’espace. Des usages nés comme solutions face à des situations musicales et chorégraphiques, précisés puis reproduits comme termes d’un vocabulaire hybride. Attentif à la physicalité de son instrument et à l’impact somatique que produisent l’émission et la réception du son, il renouvelle les modalités de jeux et d’écoutes.

L’improvisateur et compositeur développe une démarche visant – à travers des commandes – l’établissement d’un répertoire d’œuvres de musique contemporaine écrites pour cornemuse en solo, trio avec voix, ou avec chœur et pour quatuor ; l’inscription de l’instrument au sein de pratiques transversales en musique improvisée, qu’elles soient d’influence jazz, contemporaine ou noise ; et l’expérience perceptive de la musique à travers des performances ou des pièces scéniques interdisciplinaires.

 

Héritages

De l’héritage culturel d’une société traditionnelle rurale, plus qu’un répertoire et sa transmission orale, plus qu’une situation de jeu, c’est une façon d’être à la musique dont il se considère légataire : l’approche mélodique, la projection du son et l’énergie propre au sonneur. C’est bien en tant que membre de cette culture bretonne qu’Erwan Keravec décide, à travers ses compositions et la commande d’écriture en musique contemporaine, d’élargir le répertoire à un registre encore inexistant pour la cornemuse et les trois autres instruments de la tradition sonnée bretonne que sont la bombarde, la trélombarde et le biniou-koz – rassemblés désormais en quatuor au sein d’une formation nommée Sonneurs. En façonnant au présent son rapport à l’héritage, il déplace sa pratique vers les musiques improvisées, empruntant des chemins de traverse défrichés par quelques autres musiciens non issus de cette culture traditionnelle, comme les saxophonistes Albert Ayler et Rufus Harley qui, dans les années 1960-70 aux Etats-Unis, intégrèrent la cornemuse au free jazz et au swing. Également héritier de ces approches expérimentales, Erwan Keravec déjoue les binarités entre tradition et contemporain, écriture et improvisation.

Relation

Le désir d’une interaction égalitaire avec ses partenaires de scène mène Erwan Keravec à interroger ses modes de jeu. Comment détourner le rôle de lead déterminé par la force sonore de l’instrument ? Comment jouer pianissimo alors que la cornemuse ne s’y prête pas ? Cette vision et les situations guident l’artiste à inventer des solutions improvisées ou écrites qui constituent une grammaire nouvelle, à solliciter des compositeurs pour imaginer d’autres agencements. Il exerce l’improvisation libre en duo avec le chanteur Beñat Achiary, le trompettiste Jean-Luc Cappozzo, le saxophoniste Mats Gustafsson ainsi qu’en trio avec le guitariste Julien Desprez et le percussionniste Will Guthrie. Il réinvente la relation avec les instruments sonnés bretons en créant un répertoire nouveau pour Sonneurs, formé avec Mickaël Cozien, Erwan Hamon et Guénolé Keravec. En musique, avec la danse, écriture et improvisation représentent pour Erwan Keravec deux manières de concevoir la relation à l’instrument, et la relation à l’autre comme pair, qu’il soit compositeur, chorégraphe, interprète musicien ou danseur.

Répertoire

En signant Urban Pipes I et Urban Pipes II, Erwan Keravec initie la constitution d’un corpus d’œuvres universelles pour cornemuse éloignée de son origine culturelle, dont tout autre sonneur pourrait s’emparer. À partir de 2013, il prolonge sa démarche en passant commande à des compositeurs de musique contemporaine éloignés de la pratique originelle de l’instrument. Ces œuvres, intégrées à Nu Piping (Nu Piping, Vox, Extended Vox et Sonneurs), sont une manière de mettre à disposition son propre vocabulaire au service d’une autre pensée. Erwan Keravec aborde la musique contemporaine par et avec ceux qui l’écrivent, que leur écriture soit formelle ou non, mélodique ou bruitiste. De la prescription initiale à l’interprétation scénique, l’instrumentiste en conversation avec le compositeur, incarne un répertoire varié qui tend vers l’électroacoustique, l’expérimental ou le minimalisme. À ce jour, Erwan Keravec est à l’initiative de 24 pièces écrites et jouées pour cornemuse solo, trio cornemuse et voix, cornemuse et chœur et quatuor de sonneurs par 18 compositeurs : Sébastien Béranger, Oscar Bianchi, Bernard Cavanna, Benjamin de la Fuente, Xavier Garcia, Heiner Goebbels, Lars Kynde, Bernhard Lang, Philippe Leroux, José Manuel López López, Zad Moultaka, Wolfgang Mitterer, Eliane Radigue, François Rossé, François Sarhan, Samuel Sighicelli, Oscar Strasnoy, Susumu Yoshida. En 2019.20, seront créés le programme Goebbels / Radigue / Glass pour cornemuse solo (deux commandes et une adaptation) ainsi que deux nouvelles pièces pour Sonneurs par Otomo Yoshihide et Dror Feiler.

Voix du Tout-monde *

Si le luthier Jorj Botuha a permis à Erwan Keravec de rencontrer le son de l’instrument, l’improvisateur basque Beñat Achiary est la voix qui – dès 1992 à l’écoute de Lili Purprea, décide le sonneur à suivre une même déviation vers l’expression libre. En 2009, leur rencontre donne lieu à un premier duo, Ametsa, et à de nombreuses collaborations dans lesquelles le chant habité prend la puissance du pied mélodique ou se cache à l’intérieur du bourdon. Pour improviser avec cette voix, le sonneur prend appui sur la musicalité de la langue, l’intention et l’intensité du chant, sur la prise d’air précédant le son. L’expérience signe les prémices de Vox pour voix soprane et baryton, qui couvrent le spectre de l’instrument. Programme pour lequel Erwan Keravec commande à Oscar Bianchy, Philippe Leroux, José Manuel López López et Oscar Strasnoy quatre pièces au croisement du lyrique et du primitif, du savant et du populaire. Une exploration prolongée par Extended Vox avec Les Cris de Paris – chœur de 24 chanteurs menés par Geoffroy Jourdain – pour lequel il passe commande à Bernhard Lang et Wolfgang Mitterer. Des voix plus lointaines l’appellent comme celle du Tunisien Mounir Troudi avec qui, en compagnie du percussionniste franco-libanais Wassim Halal, il signe Revolutionary Birds.

* selon Édouard Glissant

Free, noise & expérimental

L’improvisation est le seul lieu où l’imaginaire, la production et l’écoute de la musique coïncident, où la décision est sans repentir possible. Au gré de ses rencontres musicales, Erwan Keravec gravite au sein de la musique improvisée, du free jazz à la noise. En duo avec le saxophoniste suédois venu du punk Mats Gustafsson, dans une formation élargie avec leurs groupes respectifs Sonneurs et Fire! ou bien au sein du trio White Sands avec le guitariste bruitiste performer Julien Desprez et le batteur free Will Guthrie, il s’aventure plus encore aux confins de la mélodie, vers l’expérience sensorielle de l’écoute. Intéressé par la pensée qui sous-tend toute esthétique, Erwan Keravec découvre à la périphérie des pratiques majeures, loin de son point d’origine, de nouveaux champs d’expression fondés sur l’improvisation libre, les caractéristiques du son brut et la déstructuration.

Croisements

Interprète et co-auteur d’installations et de pièces chorégraphiques et musicales, Erwan Keravec écrit et improvise avec des artistes de la création contemporaine internationale depuis la fin des années 1990. Sollicité une première fois par Gaëlle Bourges avec qui il signe cinq musiques en direct et enregistrées, il rencontre de proche en proche, des artistes du champ chorégraphique contemporain. Cette relation avec la danse a, dans sa propre pratique instrumentale, complexifié l’expérience physique de l’espace et du jeu, interrogé la quantification du temps et la pensée du mouvement. Au temps métronomique et objectif de la musique correspond le temps élastique et subjectif de la danse. Dans le geste dansé autant qu’instrumental, le mouvement ou la note qui ne peuvent exister pour eux-mêmes se maintiennent en cohérence grâce à l’intention et à l’engagement, de son interprète. Suspendu par un pied dans Enfant de Boris Charmatz, sur un cube dans Membre fantôme avec Mickaël Phelippeau ou portant Emmanuelle Huynh sur son dos dans leur duo, les situations au plateau et les prescriptions des artistes l’entraînent une nouvelle fois à l’invention. Cette expérience du corps musicien et dansant déterminera Blind, création dans laquelle les artistes évoluent dans l’espace scénique au milieu d’un public aux yeux bandés.

Physicalité & sensorialité

Il existe une physicalité propre à la cornemuse écossaise qu’Erwan Keravec explore particulièrement dans Urban pipes, disque devenu pièce. Pour générer les sons qu’il recherche, il se déplace, varie la vitesse et la direction, joue de l’effet doppler ou bien s’accroupit, pour manipuler l’instrument de ses deux mains. Dans sa recherche sur l’émission et la réception du son, il joue avec ce qui relève d’une « psychoacoustique » : mise en relation de la production sonore, des perceptions auditives humaines et des impacts cognitifs de la musique. Dans Blind, l’auditeur, la vue occultée – isolé du groupe, sans influence, vierge de toute référence – renonce à comprendre l’origine du son et s’en réfère à la seule audition et à la perception. Les prescriptions musicales travaillent l’abstraction mélodique pour que chacun puisse vivre une expérience singulière. Dans le projet solo No Miracles, le spectateur, libre de ses mouvements autour de l’artiste statique, est invité à ressentir le son tel que le sonneur le vit. Erwan Keravec y aborde spécifiquement les sons continus et explore la manière dont les microphénomènes d’exécution modifient la production et l’expérience sonore. À partir de gestes lents, il crée des « interférences » sensorielles, des sons différentiels – utilisés dans la musique noise et le drone – poussant celui qui écoute jusque dans ses retranchements physiques.

Goebbels/Glass/Radigue

Offshore/Buda Musique (2020)

Sortie en décembre 2020
Release next december

Le Choc des Electrons Libres

Pagans/Offshore (2019)
Artùs VS Niou Bardophones, Francis Mounier
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LUFT – INHALE

omlott (2018)

Mats Gustafsson – reeds
Erwan Keravec – bagpipe

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Revolutionary Birds

Offshore/Buda Musique/Socadisc 2017

Mounir Troudi – Chant
Erwan Keravec – cornemuse
Wassim Halal – percussions

sortie le 3 novembre 2017

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SONNEURS

Offshore/Buda Musique/Socadisc 2017

Erwan Keravec, Erwan Hamon, Guénolé Keravec, Mickaël Cozien

Wolfgang Mitterer, Samuel Sighicelli, Bernard Cavanna, Susumu Yoshida, Erwan Keravec

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VOX

Offshore/Buda Musique/Socadisc 2015

Erwan Keravec, Donatienne Michel-Dansac, Vincent Bouchot, Beñat Achiary

Oscar Bianchi, Philippe Leroux, José-Manuel Lopez Lopez, Oscar Strasnoy

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Urban Pipes II

Buda Musique/Socadisc (2011)

guests : Beñat Achiary (vocals), Guénolé Keravec (bombard)

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Urban Pipes

Buda Musique, 2007
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Nu Piping

musique contemporaine pour cornemuse
Buda Musique/Socadisc, 2013

Philippe Leroux, Bernard Cavanna, Xavier Garcia , Zad Moultaka, François Rossé, Benjamin de la Fuente, Sébastien Béranger, Susumu Yoshida

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Air Brut

Innacor/l’Autre Distribution, 2010
Jean-Luc Cappozzo / Erwan Keravec
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Sages comme des fous

Les Niou Bardophones
Buda Musique/Collectif à l'Envers/Socadisc, 2013
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Air de Rien

Les Niou Bardophones
Buda Musique/Socadisc, 2005
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Champ d’Ânes

Les Niou Bardophones
Buda Musique/Socadisc, 2008
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Outside the budaga

Pagans, 2010

Erwan Keravec ; Romain Baudoin (COSIA) ; Jérôme Renault ; Joan Francés Tisner.

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Passé des instants d’appréhension à être dans le noir, cela devient un moment déroutant, étrange et envoûtant. Celui de la sensation décuplée de la musique.
Le Monde, Sylvain Siclier, novembre 2017
Le mélange des genres est une nécessité qui s'oppose à tous les intégrismes. Or si pour être de partout il faut être de quelque part, Wassim Halal, Erwan Keravec et Mounir Troudi parlent bien la même langue, celle de la musique. Ils participent au vertige qui nous attrape, corps et âme.
Médiapart, Jean-Jacques Birgé pour le disque Révolutionary Birds (sept 17)
Le joueur de cornemuse écossaise se nomme sonneur, mot noble et beau qui donne son titre à cet album aux allures d’astre noir, incomparable à rien de ce qui se produit ordinairement. Si on pense parfois au gagaku japonais pour les micro-tons, à Ascension de Coltrane et à l’avant-garde russe pour l’élévation des stridences et la fureur d’idéal, aucune de ces réminiscences ne parvient à rattacher à la terre cette œuvre irrémédiablement solitaire par la puissance et la singularité. Quand, à l’appel d’Erwan Keravec, cornemuse, biniou, bombarde et trélombarde sonnent, les murs s’effondrent et les âmes frémissent, sentant l’approche si exaltante, si rare, de l’inconnu.
Les Inrocks pour le disque SONNEURS (mai 2017)
S’il a grandi au contact de la musique traditionnelle et joue de la cornemuse depuis son plus jeune âge, Erwan Keravec s’est très vite intéressé à l’instrument « en soi », à ses capacités harmoniques et rythmiques mises à l’oeuvre hors des habitudes culturelles et des modes de jeu convenus...
...Présent sur tous les fronts et virtuose accompli, Erwan Keravec révèle dans cet album les capacités inouïes de son instrument autant que les qualités sensibles et musiciennes qu’il développe pour les mettre à l’oeuvre...
Michèle Tosi - ResMusica (sept. 2013)
Blind, c'est intense. Allez-y les yeux fermés
Ouest-France (dec. 2015)
Erwan Keravec traite l’improvisation en plasticien du son, comme on traiterait les valeurs de noir d’un monochrome par le striage, le rythme et l’accroche de la lumière.
Jazz Magazine (mai 2011)
Erwan Keravec et sa cornemuse, en véritable prolongement de son être. Ses doigts, comme un insecte aux multiples pattes, la parcourent, en l'enserrant comme une proie. Il souffle, il parle aussi. No Time pour l'à-peu-près chez cet artiste qui repousse toujours les limites cet instrument complexe.
Ouest-France pour VOX (mai 2017)
Il interprète une musique conçue pour son instrument, grandiose, d'une violence austère, foncièrement moderne, souvent radicale (Evan Parker ne devrait pas être indifférent), mais jamais coupée de ses enracinements.
Franck Bergerot - Jazz Magazine (janv. 2009)

Structure de production

Offshore
41 route de la Corniche
29 200 Brest – France

Offshore est une association conventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles / Bretagne) et subventionnée par le Conseil régional de Bretagne.

Présidence
Anne Millour

Administration/secrétariat d’artiste
Arnaud Caillé
+33 (0)6 59 26 02 12
offshore.ek(at)gmail.com

Production/Diffusion
Marie Rouzaut
+33(0)6 10 29 80 65
marie(at)erwan-keravec.eu

Médiation (Blind for Kids)
Sophie Bernard
+33 (0)6 20 52 02 84‬
sophie.bernard3(at)gmail.com

Artistique
Erwan Keravec
ek(at)erwan-keravec.eu

Traduction du site
Dominique Bach

n° siret
802 814 707 00039
n° APE

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